Exonération impôt plus-value SCPI : durée minimale détention parts en France

La cession de parts de SCPI en France rime avec fiscalité minutieuse : chaque revente s’inscrit sous le régime des plus-values immobilières des particuliers, avec un abattement qui s’étale année après année avant d’aboutir, au bout de trente ans, à une exonération totale… du moins, pour l’impôt sur le revenu. Même au terme du marathon, les prélèvements sociaux restent, eux, à régler. Voilà la règle du jeu, sans raccourci ni surprise.

La réduction d’impôt débute seulement à partir de la sixième année de détention. En deçà, aucun allègement n’est accordé. Calculs précis, exceptions lors de transmissions ou donations, et obligations déclaratives strictes rythment chaque étape de la revente.

Comprendre la fiscalité des SCPI en 2026 : ce qui change pour les investisseurs

En 2026, la fiscalité des SCPI poursuit sa mue. Les détenteurs de parts cherchent à anticiper les contours de cette nouvelle donne. Deux types de revenus sont à surveiller : d’un côté, les revenus fonciers générés par la gestion des immeubles ; de l’autre, la plus-value réalisée à la revente des parts. Pour les revenus SCPI, la règle copie celle du propriétaire classique : barème progressif de l’impôt sur le revenu et prélèvements sociaux à 17,2 %.

Les dispositifs Pinel, Malraux ou déficit foncier restent, pour l’instant, à part. Mais l’administration fiscale resserre le filet sur la déclaration des revenus issus des SCPI. Ceux qui logent leurs parts dans un contrat d’assurance vie voient les gains soumis à la fiscalité du contrat, parfois plus douce, à certaines conditions.

Tableau de synthèse : principaux dispositifs en 2026

Nature des revenus Régime d’imposition Prélèvements sociaux
Revenus fonciers classiques Barème IR ou micro-foncier Oui (17,2 %)
Plus-value à la revente Abattement selon la durée de détention Oui
SCPI européennes Crédit d’impôt possible Variable selon conventions

Pour l’IFI, toute société civile de placement immobilier dépassant le seuil imposable doit être déclarée. Il appartient à chaque investisseur de vérifier que les informations de la société de gestion coïncident avec celles indiquées sur la déclaration fiscale. En 2026, les règles s’ajustent, mais l’architecture reste la même : chaque type de revenu SCPI conserve son régime, tandis que la durée de détention prend une place centrale dans l’exonération des plus-values.

Durée minimale de détention des parts : une condition clé pour l’exonération des plus-values

La durée de détention façonne l’imposition de la plus-value lors d’une revente de parts de SCPI. Ici, la patience finit par payer. Pour obtenir une exonération complète d’impôt sur la plus-value, il faut conserver ses parts vingt-deux ans. Ce n’est pas un détail, c’est la règle.

L’abattement commence à s’appliquer dès la sixième année. Avant cela, l’impôt s’applique dans son intégralité. À partir de la sixième année, chaque période supplémentaire atténue progressivement la note, selon le mécanisme suivant :

  • 6 à 21 ans : abattement annuel de 6 % sur la base imposable
  • 22e année : abattement complémentaire de 4 %, menant à l’exonération totale d’impôt

Ce dispositif vise uniquement l’impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux (17,2 %) suivent un calendrier distinct : abattement de 1,65 % par an de la 6e à la 21e année, puis 9 % la 22e année, avec une exonération totale au bout de trente ans.

Les dispositifs fiscaux particuliers, SCPI Pinel, SCPI Malraux, appliquent leurs propres règles. Mais l’abattement pour durée minimale de détention des parts en France s’applique dès lors que la SCPI investit en immobilier direct. Ici, la règle ne laisse pas de place à l’improvisation : la durée reste le facteur décisif pour alléger, puis effacer l’imposition sur la plus-value.

Comment se déroule la revente de parts de SCPI en pratique ?

La revente de parts de SCPI obéit à un protocole précis, piloté par la société de gestion. Pour débuter, il faut adresser un ordre de vente, mentionnant le nombre de parts à céder et le prix minimum attendu. Sur le marché des SCPI à capital variable, la liquidité dépend des souscriptions et des rachats : la transaction s’effectue au dernier prix connu dès qu’un acheteur se manifeste. Les délais varient, de quelques semaines à plusieurs mois, selon la dynamique du marché secondaire.

Pour les SCPI à capital fixe, le processus diffère. Ici, les reventes se font de gré à gré lors de fenêtres spécifiques. Le prix résulte d’une négociation entre le vendeur et l’acheteur, tandis que la société de gestion centralise les ordres. À chaque cession, frais de retrait et frais d’enregistrement viennent peser sur le produit de la vente, rognant la rentabilité en cas de sortie anticipée.

Au terme de la transaction, la société de gestion remet un imprimé fiscal unique détaillant la plus-value brute et les abattements selon la durée de détention. Ce document sert de référence pour la déclaration à l’administration fiscale. Mieux vaut conserver l’ensemble des documents d’information clé pour justifier, si besoin, le calcul de la plus-value imposable lors d’un contrôle.

Femme tenant des certificats SCPI sur un balcon parisien

Calcul de la plus-value imposable : étapes, abattements et exemples concrets

Déterminer la plus-value imposable à la cession de parts de SCPI exige méthode et précision. Tout commence par le calcul de la différence entre le prix de vente net de frais et le prix d’acquisition augmenté des frais d’achat. La société de gestion récapitule ces données dans l’imprimé fiscal unique, ce qui simplifie la tâche du vendeur.

Après avoir déterminé le montant de la plus-value, le régime général applique un abattement pour durée de détention. Cet abattement réduit fortement la base imposable à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Le barème fonctionne ainsi :

  • Jusqu’à 5 ans de détention : absence d’abattement.
  • De la 6e à la 21e année : abattement de 6 % par an sur la part imposable à l’impôt sur le revenu.
  • À partir de la 22e année : abattement supplémentaire de 4 %.

La plus-value est donc totalement exonérée d’impôt sur le revenu après 22 ans, mais l’exonération des prélèvements sociaux n’intervient qu’au bout de 30 ans. Ces règles dessinent la stratégie patrimoniale des détenteurs de parts, qui cherchent à optimiser la fiscalité des SCPI.

Un exemple éclaire le mécanisme : si un associé revend ses parts après 15 ans, il profite d’un abattement cumulé de 60 % sur la base de l’impôt sur le revenu, mais reste redevable d’une partie des prélèvements sociaux. Cet échelonnement encourage à réfléchir au bon moment pour céder ses parts selon son projet et sa situation fiscale.

Quelques actus

Comment choisir le bon emploi ?

Avant de choisir votre prochain emploi : seize questions à vous poser ! Vous avez déposé une demande, passé l'entrevue

Comment faire une séparation dans une salle de bain ?

Les salles de bains sont généralement composées d'un seul grand espace. Cependant, il est parfois possible de séparer