Couvre feu 18h : efficacité et départements concernés

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Le Coronavirus a entraîné beaucoup de changements dans le quotidien des français. Outre le port du masque et autres gestes barrières, certaines mesures à l’instar du couvre-feu suscitent de nombreux débats. Avancé à 18h dans certains départements contre 20h pour les autres, le couvre-feu a été une des mesures les plus mal vécues. Malgré la campagne de vaccination actuelle, les français s’interrogent si un retour au couvre-feu est encore envisageable en 2022. D’ailleurs, le couvre-feu est-il une mesure efficace ? Vous vous posez la question ? Cet article se penche sur le sujet.

La difficulté de cerner les chiffres sur l’efficacité du couvre-feu de 18 h

C’est la question qui reste sur toutes les lèvres : « le couvre-feu est-il efficace pour lutter contre le virus du Covid-19 ? ». Selon les travaux de Santé Publique Française, la réponse est « oui ». Pourtant, les chiffres sont difficiles à analyser vu la présence d’autres critères qui sont intervenus en même temps que le couvre-feu. Il y a eu, effectivement, une baisse considérable du taux d’incidence (nombre de cas positifs sur 100.000 habitants) dans les départements qui ont appliqué cette mesure en premier.

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Entre le moment d’application du couvre-feu et son effectivité sur tout le territoire, il a été constaté que le taux d’incidence dans les départements concernés n’avait augmenté que de 16% contre 43% dans les départements qui ont retardé sa mise en place. Or, ce seul constat n’est pas révélateur de l’efficacité du couvre-feu. En effet, entre les deux dates de mise en application, il n’y a qu’un intervalle de 12 jours or l’admission dans les hôpitaux pour le virus ne se fait qu’au bout de 10 à 15 jours.

Par contre, quand il a été étendu sur tout le territoire, le couvre-feu a eu un impact immédiat sur la diminution du nombre d’admissions dans les hôpitaux et en réanimation. Dans les trois semaines qui ont suivi son instauration, un ralentissement de l’épidémie a été constaté avec des taux d’incidence à la baisse. Malgré tout, les moments où tous les indicateurs ont baissé de façon drastique restent après les deux confinements. C’est donc sans surprise que l’étude a révélé que le confinement est plus efficace que le couvre-feu.

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Les départements concernés par le couvre-feu de 18 h

Le couvre-feu de 20h puis celui de 18h ont été instaurés au niveau des départements qui présentaient les taux d’incidence et d’hospitalisation les plus élevés. Cette mesure a été mise en place au moment où une menace de troisième vague de Covid-19 pesait sur la France.

Pour rassurer la population et écarter l’idée d’un nouveau confinement, les 15 départements les plus touchés ont été concernés par le couvre-feu de 18h : les Hautes-Alpes (05), les Alpes-Maritimes (06), les Ardennes (08), le Doubs (25), le Jura (39), la Marne (51), la Haute-Marne (52), la Meurthe-et-Moselle (54), la Meuse (55), la Moselle (57), la Nièvre (58), la Haute-Saône (70), la Saône-et-Loire (71), les Vosges (88) et les Territoires de Belfort (90).

Quelques jours plus tard, avec des taux d’incidence à plus de 200 cas sur 100.000, 8 autres départements ont rejoint le groupe : l’Allier (03), les Alpes de Haute-Provence (04), les Bouches du Rhône (13), le Cher (18),  la Côte d’Or (21), le Bas-Rhin (67), le Haut-Rhin (68), le Vaucluse (84) pour finalement être étendu sur l’ensemble du territoire national.

Les personnalités prennent position sur le couvre-feu de 18 h

L’efficacité du couvre-feu de 18 h ayant été sujette à discussions, les personnalités publiques ont pris position face à cette mesure. Jean Castex a affirmé son efficacité à maintes reprises dans ses prises de paroles « Il apparaît selon les données disponibles à ce jour que cette mesure a une efficacité sanitaire ». Des propos soutenus par le ministre de la santé, Olivier Véran mais avec parcimonies en décrétant que la mesure est efficace mais pas suffisante.

De l’autre côté, il y a le clan des sceptiques à l’instar de Renaud Muselier, président de la région PACA qui a déclaré « On ne peut pas nous prouver scientifiquement qu’entre 18 heures et 20 heures, il y a une amélioration dans le cadre de l’épidémie sanitaire ». Actuellement, la question est éludée et cette mesure est écartée en faveur d’une campagne de vaccination massive.

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