L’ idée de rénover une chaise n’est pas nouvelle. Je l’ai toujours aimé, reprendre un meuble endommagé ou cassé et lui donner une seconde vie avec un peu de couleur et de créativité. J’ai peint la chaise haute de mes enfants, étincelle une chaise chinoise, même fait un tabouret en béton ! Quoi qu’il en soit, ce genre de défi ne me fait pas peur. Cette chaise, cependant, a une histoire. C’est de ma grand-mère. Mon père me l’a donné avec la croyance éternelle que je ferais quelque chose de bien avec.
Il ne s’est pas trompé. La chaise a retrouvé une nouvelle allure, remise à neuf et redécorée, prête à être offerte pour mon anniversaire. Et dès que le confinement sera derrière nous, elle retrouvera sa place chez mon père.
Rénover une chaise : avant
Petit état des lieux avant de se lancer : le cadre était solide, mais l’assise en paille avait vécu, percée, usée, inutilisable.
J’ai longtemps pesé mes options pour réparer cette assise. Refaire la paille ou l’osier me tentait, mais soyons honnête, c’était trop ambitieux pour l’outillage dont je disposais. J’ai donc opté pour une solution plus accessible : fabriquer un siège en bois.
Paramètre de couleur :
Première étape : un bon nettoyage. J’ai brossé la chaise pour la dégraisser. Rien de tel pour que le vernis adhère parfaitement.
Ensuite, j’ai sorti une bombe de peinture Rust-Oleum, reçue lors d’un partenariat avec la marque. Leur gamme Colr est respectueuse de l’environnement, et j’ai choisi ce bleu Aqua Blue qui attire immanquablement l’œil.
Un simple coup de peinture, et tout change du tout au tout.
Fabrication du siège
Pendant le confinement, il a fallu fouiller dans les restes de bois à la maison. Avec une planche de 1,5 cm d’épaisseur, Zhom a dessiné la forme de l’assise, puis découpé la pièce avec soin.
Quelques passes à la scie sauteuse plus tard, la base prenait forme.
Pour une finition nette, un passage avec une ponceuse à arrondir les bords s’imposait, les coins n’ont qu’à bien se tenir.
Mise en œuvre du coussin de siège
À chacun sa débrouille : j’ai recyclé une vieille taie d’oreiller comme rembourrage. Côté tissu, j’ai opté pour un imprimé Petit Pan, déniché lors de soldes. Ce tissu a déjà servi pour la déco de la chambre de ma fille et même pour relooker un gilet en laine. Rien ne se perd !
Pour fixer le tissu sur la planche, il a fallu ruser. Pas de clous d’ameublement sous la main, seulement des clous classiques, trop longs, ils dépassaient et menaçaient de transformer la chaise en instrument de fakir. J’ai alors utilisé des punaises récupérées d’un atelier « Œuf de dragon dans insecte » animé l’an passé.
Œufs de dragon dans les insectes
J’ai donc opté pour une technique maison, façon rembourrage improvisé. Le tissu placé sous la planche, dépassant bien de chaque côté.
Ensuite, un pré-trou avec un clou, sans aller trop loin, le trou doit rester superficiel pour que la punaise tienne. Un dernier coup de marteau, et c’est bon.
Je retire le clou.
Et à la place, je plante les punaises. Franchement, ça fonctionne ! Elles imitent presque les vrais clous de tapissier.
Les coins aussi se prêtent au jeu.
Petite scène du quotidien : alors que je m’auto-congratulais pour mon astuce, mon mari sort du télétravail, attiré par les coups de marteau. Il regarde, m’encourage, puis me lance, mi-amusé : « Pourquoi tu n’utilises pas l’agrafeuse électrique ? »
Euh… Oui, c’était évident, mais l’idée ne m’était même pas venue. (À croire que les solutions simples, on les oublie parfois !)
Finalement, l’agrafeuse a pris le relais pour boucler le travail, bien plus rapide. Mais j’avoue, cette bidouille de punaises m’a divertie.
Coussins d’ameublement
Pour le rembourrage final, un vieux coussin jaune a fait l’affaire. Son intérieur, bien moelleux, s’est révélé parfait.
J’ai d’abord fixé le tissu sur la planche, histoire de stabiliser la ouate.
Ensuite, tout a été retourné, cloué (avant la suggestion de l’agrafeuse), puis finalement agrafé pour garantir un maintien impeccable, sans plis disgracieux.
Dernière étape : installer l’assise sur la chaise. Tadam ! D’abord posée juste pour la photo, puis vissée solidement à la structure le soir venu. Le siège n’a plus bougé.
Rénover une chaise : avant/après
Miracle ! Un nouveau trésor surgit, prêt à s’inviter dans la maison.
Regardez la toute première photo pour comparer. Le changement saute aux yeux, non ?
Ce mélange de couleurs toniques, ce petit air africain, et, bonne surprise, la bombe et le tissu se marient bien mieux que ce que j’imaginais. Mon père y trouvera parfaitement son compte.
La voilà, prête à rejoindre la maison familiale. Je me réjouis déjà de la voir trôner chez mes parents.
Rénover une chaise ne demande pas des années d’expérience. Une heure, un peu d’ingéniosité, et le tour est joué : la preuve sous vos yeux. Alors, prêt à vous lancer à votre tour ? Le résultat en vaut largement le détour.
Joyeux anniversaire D. Malgré la distance, la chaleur du geste reste intacte.
























