Avant de choisir votre prochain emploi : seize questions à vous poser !
Vous avez déposé une demande, passé l’entrevue avec succès, et vous vous demandez maintenant si vous devriez vraiment accepter le poste ? Comment choisir entre plusieurs offres, si l’occasion se présente ? Quelles bonnes questions devriez-vous vous poser pour choisir votre prochain emploi… le poste où vous allez fleurir ?
Le sentiment n’est pas toujours la meilleure idée, contrairement à ce que suggère un article de Cadre Employi. Dans cet article, nous avons soigneusement élaboré une série de seize questions clés pour vous aider à choisir votre prochain emploi en fonction de différents critères : financier, humain, pratique, mais aussi ambitieux, et liés à votre plan de carrière. On y va ?
Seize questions pour décider, sans regret, du prochain chapitre de votre parcours professionnel.
Critère 1 : faire le point sur vous-même
1/ Quel type d’entreprise me convient ? Les petites structures et les grandes multinationales offrent des cadres très différents. Préférez-vous la polyvalence et l’autonomie d’une PME ou le cadre structuré et spécialisé d’un grand groupe ? C’est l’occasion de vous demander où vous serez vraiment à l’aise au quotidien.
2/ Quelle est ma valeur sur le marché ? Posez un regard lucide sur vos compétences, votre expérience, votre parcours. Cela vous permettra d’évaluer si la proposition de l’employeur se situe à la juste hauteur de ce que vous pouvez apporter.
3/ Qu’est-ce qui me motive ? Cherchez ce qui vous pousse à avancer. Est-ce le salaire, le défi, la reconnaissance, l’ambiance, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée ? Vos priorités orientent vos choix, il vaut mieux les assumer clairement.
Critère 2 : l’aspect financier
4/ Que comprend réellement la rémunération ? Regardez au-delà du salaire brut. Intéressez-vous aux avantages annexes : remboursement des transports, tickets restaurant, RTT, matériel professionnel, voiture de fonction, primes, participation, intéressement, activités du comité d’entreprise… Tous ces éléments pèsent dans la balance.
5/ Quelle est la santé financière de l’entreprise ? Une question souvent négligée, mais déterminante. L’entreprise traverse-t-elle une période stable ou fragile ? A-t-elle connu récemment des difficultés ? Est-elle susceptible de changer de main, de faire l’objet d’une réorganisation ou de suppressions de postes ? S’informer sur la solidité de l’employeur, c’est aussi se protéger.
Critère 3 : anticiper l’avenir
6/ Le secteur d’activité m’intéresse-t-il vraiment ? Même métier, réalités différentes selon le secteur. Un Product Manager n’aura pas les mêmes missions dans une start-up du numérique ou une entreprise industrielle. Attention à ne pas vous enfermer dans un domaine qui ne vous attire pas, car l’expérience sectorielle pèse lourd sur le CV.
7/ Comment le métier s’exerce-t-il dans cette structure ? D’une entreprise à l’autre, le quotidien d’un même poste peut changer du tout au tout. Méthodes de travail, outils, attentes : êtes-vous prêt à adopter la culture maison ou devrez-vous tout réinventer ?
8/ Quelles nouvelles compétences vais-je développer ? Un poste doit permettre d’apprendre, d’évoluer. Répéter à l’identique ce que vous avez déjà fait ne vous fera pas avancer. Cherchez à gagner en expertise technique, en savoir-être, en management. Ces soft skills, comme le rappelle cet article de Nextdoor, font la différence sur le long terme.
9/ Ce poste s’inscrit-il dans mon projet professionnel ? Il ne suffit pas d’aimer une mission : demandez-vous si elle vous rapproche de vos ambitions. Les responsabilités, les compétences à acquérir, le secteur choisi… tout doit s’aligner avec le parcours que vous visez.
10/ Quelles perspectives d’évolution ? La prochaine étape, c’est aussi de regarder plus loin : ce poste ouvre-t-il des portes, dans un an, trois ans, cinq ans ? Peut-il servir de tremplin, en interne ou ailleurs, ou risquez-vous de vous retrouver rapidement à l’étroit ?
Critère 4 : l’aspect humain
11/ Qui sera mon équipe, qui sera mon manager ? L’environnement humain compte autant que le contenu du poste. Rencontrer votre futur responsable et, si possible, l’équipe, aide à cerner l’ambiance et les modes de fonctionnement. Gardez en tête que les équipes évoluent, mais le premier contact reste précieux.
12/ À quoi ressemble la culture d’entreprise ? Les valeurs affichées sont-elles en phase avec les vôtres ? Si vous êtes engagé pour la transition écologique, intégrer une entreprise du secteur nucléaire, par exemple, peut générer une dissonance. Alignez missions et convictions, sans vous mentir.
13/ Quelles seront mes conditions de travail ? L’environnement matériel et les modalités de travail ont un vrai impact. Open space ou bureau individuel ? Télétravail possible ? Flexibilité des horaires ? Interrogez-vous sur ce qui compte pour vous et vérifiez ce que l’entreprise propose réellement.
Critère 5 : côté pratique
14/ Où se situe l’entreprise ? L’adresse du siège ou du site de travail n’est pas qu’un détail. Calculez le temps de trajet, observez le quartier, pensez aux commodités (restauration, salle de sport, transports…). Un poste séduisant peut vite perdre de son attrait si le quotidien devient une course d’obstacles.
15/ Quelles seront mes horaires ? Le rythme annoncé vous convient-il ? Les horaires sont-ils fixes ou adaptables ? Un statut autonome permet parfois de mieux organiser son temps, mais tout le monde n’a pas cette latitude. Mesurez l’impact sur votre équilibre personnel.
16/ Quel regard porte mon entourage ? Parfois, ceux qui vous connaissent le mieux, famille, amis proches, détectent des évidences qui vous échappent. Leur point de vue peut mettre en lumière des aspects que vous n’aviez pas envisagés. Comparez vos impressions.
Pour aller plus loin, certains critères sont analysés dans un article du Journal du Net. Gardez à l’esprit que ce texte date de 2011 : les attentes des candidats ont bien évolué depuis.
Des éléments qui passent sous le radar…
Certains signaux ne s’affichent jamais sur une fiche de poste : ambiance toxique, management douteux, turn-over élevé, risques psychosociaux, burn-out à répétition, réorganisation imminente, départ du dirigeant… Ces réalités ne sont connues que des salariés, rarement détectables en ligne, surtout dans les PME et ETI, comme le souligne le site Monstre.
Comment accéder à ces informations ? Difficile de demander ouvertement lors de l’entretien, surtout quand le recruteur évite soigneusement les sujets gênants.
Dans ces cas-là, misez sur votre réseau. Linkedin, pour ne citer que lui, permet de contacter facilement un salarié ou un ex-collaborateur de l’entreprise ciblée. Profitez de vos contacts, même indirects, pour poser vos questions discrètement avant de faire un choix. Et si les profils accessibles sont éloignés, un abonnement temporaire à LinkedIn Premium peut vous donner accès à 15 InMails chaque mois. Bonne astuce : le premier mois d’essai est gratuit, il suffit de résilier avant d’être débité.
Dans la section « Boost ton activité professionnelle » (31,99 euros/mois), l’envoi de 15 InMails à des contacts hors de votre réseau direct est inclus. Le premier mois d’essai ne coûte rien : testez, puis stoppez avant la facturation si besoin.
Ce que privilégiaient les candidats en 2014
Pour donner un repère, voici dix critères majeurs retenus par les candidats en 2014 selon l’étude Randstad. Les tendances par rapport à 2013 sont indiquées.
Voici les critères qui ressortaient alors :
- Rémunération attrayante (en hausse)
- Sécurité de l’emploi à long terme (en baisse)
- Environnement de travail agréable (en hausse)
- Intérêt du poste (en hausse)
- Perspectives de carrière (en baisse)
- Conciliation vie privée/professionnelle (en hausse)
- Conditions de travail flexibles (en progression)
- Solidité financière de l’entreprise (en baisse)
- Emplacement géographique (stable)
- Qualité des formations (en baisse)
On observe un glissement vers des critères plus subjectifs : qualité de vie au travail, sens de la mission, équilibre de vie. Les dimensions « sécurité » et « carrière » pèsent moins qu’autrefois, au profit du bien-être et de l’épanouissement personnel.
Pourquoi ce basculement ? Rester toute sa vie dans la même entreprise n’est plus la norme. Trois ans, c’est la durée moyenne entre deux changements de poste. Les candidats misent désormais sur le bien-être, l’intérêt réel du poste, l’adéquation avec leurs aspirations. Pour approfondir ce virage, l’article Nextdoor aborde la nouvelle relation au travail.
Alors, prêt à écrire le prochain chapitre ? Le choix vous appartient, et chaque réponse dessine un peu plus le métier qui vous ressemble.

