Quand le passage à l’heure d’été bouleverse notre quotidien

Les jours s’allongent, les nuits raccourcissent : pas de doute, nous avons récemment changé d’heure pour l’été ! Dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 mars 2022, on perd une heure de sommeil supplémentaire, on avancera donc l’horloge d’une heure. Mais, les autorités françaises et européennes ne devaient-elles pas empêcher ce changement d’heure ? Continuez à lire pour en savoir plus.

Changement d’heure en été

Le passage à l’heure d’été revient comme un métronome implacable. Après l’avancée des aiguilles en octobre 2021, il faut à nouveau modifier les horloges pour suivre le tempo de la saison claire. Dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 mars 2022, à deux heures, il sera déjà trois heures : soixante minutes s’envolent, une nuit écourtée, mais une soirée rallongée. Pour la plupart, aucun effort : smartphones et ordinateurs s’ajustent sans broncher. Ceux qui utilisent encore une montre mécanique ou le four de la cuisine devront s’en souvenir au petit matin.

Ce changement semble à chaque fois remettre la question sur le tapis. En 2019, les eurodéputés ont voté la suppression des changements d’heure saisonniers à l’échelle de l’Union européenne. Depuis, chaque passage à l’heure d’été ou d’hiver est présenté comme le possible dernier acte d’un vieux rituel. Mais la réalité s’avère plus complexe.

Retour en septembre 2018 : la Commission européenne propose de mettre fin au balancier biannuel dès 2021, après une consultation montrant que 84% des Européens souhaitent arrêter ce système. La Commission laisse alors à chaque État membre le soin de choisir entre heure d’hiver et heure d’été. En France, lors de la grande consultation, 59% des participants optent pour l’heure d’été. Les pays devaient rendre leur décision avant le 1er avril 2020. Mais la pandémie de Covid-19 a gelé le dossier. Depuis, le projet patine : la décision reste suspendue, et le calendrier initial de 2021 n’est plus d’actualité.

Pour éviter de transformer l’Europe en puzzle d’horaires, il faudrait que les 27 pays s’accordent sur une heure légale uniforme. Les discussions traînent, les désaccords persistent, notamment chez certains États du Sud. Résultat : la France continuera à jongler entre heure d’été et heure d’hiver en 2022, et il y a fort à parier que 2023 ressemblera au même scénario.

Comment cela fonctionne-t-il ?

L’uniformisation de l’heure d’été à l’échelle européenne remonte à 1996. Depuis, tous les pays de l’UE suivent la même règle : passage à l’heure d’été le dernier dimanche de mars, retour à l’heure d’hiver le dernier dimanche d’octobre.

Voici comment s’articulent ces changements d’heure sur le calendrier :

  • Les horloges avancent d’une heure en mars
  • Les horloges reculent d’une heure en octobre

Pour ceux qui travaillent ou échangent avec l’étranger, savoir à quel moment survient le décalage peut éviter quelques quiproquos. D’un pays à l’autre, l’heure du changement varie : la plupart basculent entre minuit et 3h du matin. Au sein de l’UE, la modification a lieu à 1h, heure de Greenwich (GMT).

Avantages de l’heure d’été

L’heure d’été, parfois appelée à tort « heure d’été », consiste à avancer les horloges d’une heure au printemps, puis à revenir à l’heure standard à l’automne. L’objectif affiché : tirer un meilleur parti de la lumière du jour.

1. Plus de lumière en soirée

Imaginez : rentrer chez soi alors que le soleil brille encore, au lieu de traverser des rues plongées dans la pénombre. Pour la plupart, cette heure de clarté supplémentaire offre la liberté de sortir, de pratiquer une activité, ou simplement de prolonger la journée. Ce supplément de lumière favorise aussi le moral et dynamise les fins de journée.

2. Baisse du taux de criminalité

Des études le confirment : après le passage à l’heure d’été, les vols diminuent en moyenne de 7%, et la baisse grimpe à 27% pendant les heures nouvellement éclairées du soir. Plus de lumière, moins d’opportunités pour les actes délictueux : une corrélation qui ne laisse pas indifférent.

3. Consommation d’énergie réduite

Bénéficier de davantage de lumière naturelle signifie moins de recours à l’éclairage artificiel, et donc, une facture énergétique en baisse. L’impact est tangible sur la consommation globale d’électricité, même si le gain reste modeste à l’échelle d’un foyer.

4. Moins d’accidents de la route

Rouler de jour plutôt que de nuit améliore la visibilité et la vigilance des conducteurs. Les recherches suggèrent que pérenniser l’heure d’été tout au long de l’année pourrait permettre d’épargner des centaines de vies chaque année. Reste que l’allongement des soirées annonce aussi la saison des climatiseurs et des dépenses énergétiques estivales, à chacun d’adapter ses usages pour limiter l’impact sur l’environnement.

Les conséquences du changement d’heure sur notre corps

Modifier ses horloges n’est pas anodin pour l’organisme. Même si le passage à l’heure d’été ne semble représenter qu’un simple ajustement, il vient bousculer notre horloge biologique interne.

La première conséquence, ce sont les problèmes de sommeil. Beaucoup peinent à trouver le sommeil ou se réveillent trop tôt pendant plusieurs nuits après le changement. Cette désynchronisation perturbe le cycle naturel du repos.

L’impact ne s’arrête pas là. Les variations d’humeur sont fréquentes, en particulier chez ceux qui connaissent une sensibilité aux troubles affectifs saisonniers. L’avancée ou le recul de l’heure peut accentuer des symptômes dépressifs chez certaines personnes, selon plusieurs études.

Au quotidien, nos rythmes circadiens conditionnent la vigilance et la coordination. Un décalage peut donc se traduire par une baisse d’attention, rendant certains gestes plus risqués, que ce soit sur la route ou au travail. La bonne nouvelle : ces effets s’estompent généralement au bout de quelques jours, le temps que le corps retrouve ses repères. Mais si la fatigue ou les troubles perdurent, il vaut mieux en parler avec un professionnel de santé pour trouver des solutions adaptées.

Les pays qui ne pratiquent pas le changement d’heure

Le changement d’heure ne fait pas l’unanimité sur la planète. Si l’Europe et de nombreux pays l’appliquent, d’autres ont décidé d’y renoncer.

La Russie, par exemple, a tourné la page en 2014 : Vladimir Poutine a instauré une heure avancée fixe, supprimant tout passage saisonnier. L’objectif était de diminuer les risques liés à la désorganisation des rythmes naturels des citoyens.

L’Iran a également quitté le système du changement d’heure. Depuis 2007, l’heure reste stable toute l’année (GMT+3:30), offrant une exposition constante au soleil sur l’ensemble des mois.

Au Japon, le débat existe au sein du gouvernement, certains responsables plaidant pour la suppression du changement d’heure afin d’éviter les complications liées à ces ajustements biannuels.

Les Émirats Arabes Unis, quant à eux, ont mis fin à la pratique en 2018, jugeant que les effets sur le bien-être mental et physique ne justifiaient plus ce bouleversement.

Le changement d’heure reste donc un sujet de controverse et d’ajustements. Entre gains perçus pour la société et effets indésirables sur la santé, la question continue d’alimenter les discussions. Peut-être qu’un jour, les horloges cesseront de jouer les funambules entre deux temporalités, mais pour l’instant, le balancier n’a pas fini de faire parler de lui.

Quelques actus

Comment trouver une idée de faire part qui change?

S'il y a bien une démonstration de joie importante au cours d'une existence : c'est bien celle créée

Le CBD comme remède par excellence pour soulager l’anxiété

De nos jours, on estime que plus de 260 millions de personnes dans le monde présentent des troubles