L’importance contemporaine de la photographie funéraire

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L'importance contemporaine de la photographie funéraire

La photographie post mortem (ou photographie funéraire) consiste à prendre en photo des personnes récemment décédées. Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, les photographies des personnes après leur mort sont devenues partie intégrante de la culture aux États-Unis et en Europe.

Plébiscitées par les familles endeuillées, elles n’accompagnaient pas seulement les familles en deuil, mais devenaient souvent le seul souvenir visuel du défunt. Zoom sur l’importance contemporaine de la photographie funéraire.

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L’art de la photographie post-mortem

Avec des taux de mortalité importants et la propagation de maladies, la mort était à l’ordre du jour à l’époque victorienne. Comme pour la photo post mortem moderne, beaucoup utilisaient des solutions créatives pour se souvenir des défunts.

Les authentiques photographies post-mortem ont certainement été la première exposition à la photographie pour la plupart des victoriens. Cette technologie nouvelle leur a permis de conserver à jamais un souvenir des membres de leur famille décédés.

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À l’époque, la photographie post-mortem avait pour objectif de permettre aux vivants et aux endeuillés d’avoir une dernière image du défunt. Bien que les photographies puissent être effrayantes et gênantes pour certaines personnes, elles ont néanmoins aidé de nombreuses familles à faire leur deuil et à se souvenir de leurs proches.

Pour certaines familles d’ailleurs, ces photographies sont souvent la seule représentation de la vie de leur proche décédé. Aujourd’hui, les photographies post-mortem sont une façon de rendre hommage au défunt.

Photographie post-mortem : mise en scène

L'importance contemporaine de la photographie funéraire

Dans les photographies post-mortem, on peut voir des enfants reposant sur des canapés ou sur un lit, parfois avec leurs jouets. Il n’est également pas rare que de jeunes enfants soient photographiés avec leurs parents (généralement leur mère).

Certaines photographies ont parfois été colorées, par exemple pour ajouter une touche de rose aux joues du défunt. Les photographies du défunt dans son cercueil ou pendant la cérémonie funéraire ont vu le jour bien après.

La photographie post mortem de nos jours

La photographie post mortem renait aux États-Unis. La pratique consistant à photographier le défunt chez lui, sur son lit de mort, connaît en réalité un renouveau important. La particularité de cette solution réside dans la facilité et la rapidité avec lesquelles les images peuvent être postées et partagées.

Dans un article récent sur ce sujet dans le New York Time, Louise Rafkin a posté une photo de sa mère décédée pour annoncer son décès. Si cette publication a provoqué des réactions négatives d’une part, de nombreux internautes ont réagi positivement et beaucoup faisaient l’éloge de la présentation de la défunte. En résumé, la société a évolué et les gens ne considèrent plus la photographie post-mortem comme anormale ou morbide.

Pour les spécialistes du domaine, l’objectif de ces photographies est exactement le même qu’il y a des siècles, lorsque la photographie est apparue ; seuls le contexte et le format sont susceptibles de varier. Les photographies des meilleurs moments de la vie du défunt demeurent, mais la photo post-mortem permet de symboliser la transition de la personne vers l’état de défunt.

Il convient de noter que cette coutume n’est pas uniquement de retour dans les pays anglo-saxons. En France aussi, cette tradition, bien qu’encore insolite pour certains, prend forme et les professionnels de la photographie se penchent de plus en plus sur le sujet.

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